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René  Georges  BAILLET

Maître  verrier – Meilleur Ouvrier de France en 1965 .

René Georges Baillet

66 Rue du Dr Elloy

à  Phalempin

 Gsm    : 06 47 74 06 77

 

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ici en 1982 ( photo ) travail au chalumeau :

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Dans son atelier de Phalempin, René-Georges Baillet parle de façon très posée. L’influence du métier qu’il pratique depuis 55 ans ? «  Verrier d’art, c’est un métier un peu apaisant, quelque chose de doux », convient le septuagénaire. Derrière son chalumeau, alimenté par un mélange de propane et d’oxygène, il chauffe de petites barres de verre, les façonne avec de petites pinces créées pour lui, mélange de la matière colorée pour donner forme à toutes sortes de figurines.

Sacré meilleur ouvrier de France en 1965, cet artisan d’art, originaire de Seine-et-Marne, se dit fasciné par la matière avec laquelle on dirait qu’il entretient une sorte de complicité. « L’important, c’est la gestuelle et, aujourd’hui encore, malgré toutes ces années, je continue à l’améliorer », enchaîne celui qui, après trois ans de petit séminaire, a été contraint de travailler dès l’âge de 14 ans. «  Électricien, ça n’était pas mon truc », convient-il avant de détailler comment le hasard lui a fait rencontrer son futur maître d’apprentissage. « Dans son atelier parisien, il a réalisé un petit canard et m’a demandé de faire la même chose. » Banco.

Fin 1957, l’aventure commençait pour le verrier d’art dont on ne soupçonne pas qu’il ne tenait pas en place. « J’ai fait mon tour de France, un peu comme les compagnons et puis j’ai participé à des missions économiques au Canada, en Chine, au Japon ; c’était plutôt sympa  », plaisante-t-il en esquissant un léger sourire.

L’âge venant et les soucis de santé aussi, l’artisan d’art a, finalement, posé ses valises à Templeuve en 2007 avec l’idée de créer un petit centre artistique artisanal. C’est l’échec, mais l’homme, qui affirme « avoir un moral d’acier », saisit une autre opportunité.

Depuis le début de l’année, il travaille dans une partie des locaux de l’ancienne usine Geslot de Phalempin.

Avec son complet rayé, son pull à col roulé qui tire sur le violet, René-Georges Baillet, même s’il en a un brin l’allure, ne revendique pas la qualité d’artiste. Pourtant, il n’hésite pas à se lancer dans des oeuvres plus complexes. « C’est comme de la sculpture, ma première pièce représentait un taureau », se souvient-il en évoquant la mémoire de son maître d’apprentissage, Charles Bourdelier, qui connaissait des célébrités comme Picasso. « Il faisait des tas de petits croquis de taureaux… » Alors, faut-il y voir une coïncidence ?

Le verrier affirme être le seul à encore pratiquer cet art dans le grand nord de la France et sait se montrer aussi un brin militant. Mais toujours avec la voix calme et les traits sereins pour défendre « un métier rare, un peu en voie de disparition mais dont je ne veux pas qu’il s’arrête.

 » Alors, à raison de cinq stages par semaine, il transmet son savoir faire à des adultes qui partagent sa passion. Imagination, maîtrise de la gestuelle sont les maîtres mots de l’homme qui serait bien, aussi, un peu chimiste. Et surtout, n’allez pas lui parler de retraite. «  J’ai 72 ans d’accord, mais ça n’est pas une fin ; d’ailleurs, j’ai décidé de vivre centenaire », lance-t-il, mais, cette fois, avec un franc éclat de rire.  •

PAR JEAN BISCHOFF

seclin@lavoixdunord.fr

René-Georges Baillet, 66, rue du Dr Elloy à Phalempin, Tél : 06 47 74 06 77.

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